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Le guide complet
e chiffre affiché en grand sur le carton est celui des bars, et c’est celui qui vous apprendra le moins de choses. Entre une centrale à 6 bars et une centrale à 8 bars, le résultat sur une chemise de coton est identique. La pression supplémentaire ne devient visible que sur des épaisseurs : un jean plié en quatre, un drap housse, une pile de serviettes.
Ce qui se remarque à chaque séance, en revanche, c’est le temps d’attente avant le premier vêtement et la possibilité de remettre de l’eau sans tout arrêter. Sur ces deux points, deux machines annonçant la même pression peuvent différer de huit minutes au démarrage et d’un quart d’heure sur une session complète.
La raison tient à une différence d’architecture que les fiches produit mentionnent rarement en évidence : certaines centrales chauffent toute leur réserve d’eau dans une cuve fermée, d’autres n’en chauffent qu’une petite quantité à la demande, alimentée par une pompe depuis un réservoir ouvert. Tout le rayon se classe à partir de là.
Cette page pose la grille de lecture commune aux six familles de centrales, donne le budget à prévoir pour chacune, et dit dans quels cas un fer classique de qualité reste le meilleur achat en 2026.
5 bars
le seuil au-delà duquel la pression ne se voit plus sur une chemise
2 ou 8
les minutes de chauffe, selon l’architecture de la machine
120 g/min
le débit d’un coup de pression, contre 40 en continu
L’essentiel en 30 secondes
Trois données décident, dans cet ordre : l’architecture de la chaudière, qui fixe le temps de chauffe et la possibilité de remplir en cours de séance, le débit de vapeur en continu, et le système anticalcaire. La pression en bars n’arrive qu’ensuite, et seulement si vous repassez des tissus épais ou du linge de maison. Recommandation par défaut en 2026 : un modèle à réservoir amovible, débit continu au-dessus de 100 g/min, cartouche ou collecteur de tartre accessible, pour 200 à 350 €. Si vous repassez trois chemises par semaine, un bon fer classique reste le meilleur achat.
Le principe qui organise tout le rayon
Une centrale vapeur est un fer relié à un générateur qui produit la vapeur à sa place. Ce générateur existe sous deux formes, et cette différence gouverne presque tout ce que vous ressentirez à l’usage.
La première forme est la cuve sous pression. Un réservoir métallique fermé contient un à deux litres d’eau, portés à température jusqu’à monter en pression. Il faut attendre que l’ensemble chauffe, entre cinq et huit minutes, et il faut attendre que la pression retombe avant d’ouvrir le bouchon pour remettre de l’eau.
La seconde forme sépare les fonctions : un réservoir ouvert, amovible, se remplit sous le robinet à tout moment, et une pompe envoie l’eau par petites quantités vers une chambre de chauffe réduite. La machine est prête en deux minutes et ne s’arrête jamais pour un remplissage.
Les trois lignes suivantes du tableau découlent de ce choix initial. Le temps de chauffe, la continuité de la séance, le mode d’entretien anticalcaire et même le bruit ne sont pas des caractéristiques indépendantes : ce sont les conséquences d’une architecture.
Comment identifier l’architecture sur une fiche produit ? Cherchez les mentions réservoir amovible, remplissage en cours d’utilisation ou remplissage continu. Leur présence indique une pompe. À l’inverse, les formulations bouchon de sécurité, cuve sous pression ou attendre le refroidissement avant remplissage désignent la première famille.
Aucune des deux n’est supérieure dans l’absolu. La cuve donne une vapeur d’une régularité remarquable et convient aux séances longues et planifiées. Le réservoir amovible convient aux séances courtes et imprévues, qui sont la réalité de la plupart des foyers.
Ce que la pression en bars fait vraiment
La pression ne chauffe pas le tissu et ne détend pas la fibre. Son rôle est mécanique : elle pousse la vapeur à travers l’épaisseur du textile. Sur une chemise posée à plat, une épaisseur de coton fin, trois bars suffisent largement à traverser. Sur un jean plié ou une pile de deux draps, la vapeur doit franchir plusieurs millimètres de fibres serrées, et la pression devient un avantage réel.
C’est ce qui explique une observation que beaucoup d’acheteurs font après coup : leur nouvelle centrale à 7,5 bars ne repasse pas mieux leurs chemises que l’ancienne à 5 bars. Elle ne repasse mieux que ce qui est épais, et la plupart des garde-robes n’en contiennent pas tant que cela.
Deuxième point à connaître : la pression annoncée est celle de la chaudière, pas celle qui sort de la semelle. Entre les deux se trouvent un tuyau, des conduits et une semelle percée, qui dissipent une partie de cette pression. Deux machines à 6,5 bars avec des semelles différentes n’envoient pas la même quantité de vapeur dans le tissu.
Où la pression change quelque chose
Trois épaisseurs de tissu, trois verdicts sur les bars
Une épaisseur de coton fin
Trois bars suffisent, le reste ne se voit pas
Chemise, tee-shirt, blouse, taie d’oreiller. La vapeur traverse sans difficulté et le pli cède au premier passage, quelle que soit la machine.
Tissu épais ou double épaisseur
Cinq à six bars font gagner un passage
Jean, toile de coton, pantalon doublé, revers. La vapeur doit traverser plus de matière, et la pression réduit le nombre d’allers-retours.
Linge de maison en pile
Au-delà de six bars, le gain devient net
Draps pliés, nappes, serviettes empilées. C’est le seul usage domestique qui justifie vraiment une haute pression, et il concerne peu de foyers.
La pression annoncée est celle de la chaudière. Le tuyau et la semelle en dissipent une partie avant le tissu.
La conclusion pratique tient en une phrase : regardez d’abord ce que contient votre panier. Une garde-robe de chemises et de tee-shirts n’a aucun besoin de dépasser cinq bars, et l’argent économisé se place mieux dans un bon système anticalcaire ou dans une planche stable.
Les six familles de centrales vapeur
Le rayon se découpe en six familles qui répondent à des situations différentes : un volume de linge, une place disponible, une dureté d’eau, un budget. Voici ce que chacune sait faire, et le cas où elle devient un mauvais choix.
La centrale à réservoir amovible
La famille la plus vendue et, pour la plupart des foyers, la plus rationnelle. Deux minutes de chauffe, un réservoir d’un litre à un litre et demi qui se remplit sous le robinet en pleine séance, un débit continu qui dépasse souvent 100 grammes par minute. Elle convient aux séances imprévues autant qu’aux paniers du dimanche.
Son défaut assumé est le bruit de la pompe, un cliquetis régulier que certains trouvent agaçant dans un séjour ouvert. Les modèles, leurs débits réels et les écarts de bruit sont détaillés dans notre comparatif des centrales à remplissage continu.
La centrale à cuve sous pression
L’architecture historique, toujours d’actualité pour les gros volumes. Une cuve métallique porte un à deux litres d’eau en pression et délivre une vapeur d’une régularité que la pompe n’égale pas tout à fait. Sur trois heures de linge de maison, la différence se sent.
Le défaut assumé est double : cinq à huit minutes d’attente au démarrage, et l’obligation de couper la machine et d’attendre la dépressurisation pour remettre de l’eau. Les cas où ce compromis reste gagnant figurent dans notre dossier sur les modèles à chaudière fermée.
La haute pression, au-delà de six bars
Ces machines visent le linge de maison et les tissus épais. Leur intérêt est réel sur des piles de draps, des nappes et des rideaux posés à plat, où la vapeur doit traverser plusieurs épaisseurs d’un seul passage.
Le défaut assumé est de faire payer une capacité qui ne se voit pas sur une garde-robe ordinaire. Avant de viser huit bars, comptez la part de linge épais dans votre panier : la sélection des modèles haute pression commence d’ailleurs par ce calcul.
La compacte pour petit logement
Une centrale classique occupe la place d’une grosse boîte à chaussures et pèse quatre à six kilos. Les modèles compacts réduisent l’emprise au sol et le volume de rangement, en gardant l’essentiel du débit.
Le défaut assumé est l’autonomie : le réservoir descend souvent sous huit cents millilitres, ce qui impose un remplissage en cours de séance. Sur une machine à pompe, ce n’est pas gênant. Sur une cuve, cela devient rédhibitoire, et notre comparatif des modèles compacts écarte d’emblée cette combinaison.
La centrale sans réglage de température
Ces modèles proposent un réglage unique, calibré pour passer sur toutes les matières sans risque. Ils suppriment l’erreur la plus courante du repassage, la semelle trop chaude sur un synthétique, et permettent d’enchaîner les pièces sans trier le panier.
Le défaut assumé est le compromis de température : ce réglage unique est plus bas que le maximum utile sur un lin épais, qui demandera un passage de plus. Les modèles à réglage automatique se justifient donc surtout dans les foyers où plusieurs personnes utilisent la machine.
L’entrée de gamme, sous deux cents euros
On y trouve des machines qui font correctement le travail sur des volumes modérés : quatre à cinq bars, un débit continu autour de 90 grammes par minute, un réservoir d’un litre. Pour un foyer qui repasse une fois par semaine, c’est souvent suffisant.
Le défaut assumé porte sur l’anticalcaire, souvent réduit à sa plus simple expression, et sur la semelle, en aluminium plutôt qu’en inox ou en céramique. Les modèles qui tiennent malgré tout la distance sont regroupés dans notre comparatif des centrales à petit budget.
Débit continu et coup de pression
Deux chiffres de débit cohabitent sur les fiches produit et ne mesurent pas la même chose. Le débit continu, entre 90 et 140 grammes par minute selon les machines, correspond à la vapeur délivrée tant que vous appuyez sur la gâchette. C’est lui qui fait le travail quatre-vingt-dix pour cent du temps.
Le coup de pression, souvent annoncé entre 200 et 600 grammes par minute, correspond à une bouffée de quelques secondes obtenue en vidant partiellement la chaudière. Il sert à venir à bout d’un pli récalcitrant sur un ourlet ou une couture. Le chiffre est spectaculaire et ne décrit qu’un usage ponctuel.
Comparer deux machines sur leur coup de pression revient à comparer deux voitures sur leur vitesse de pointe. Le tableau ci-dessous ramène chaque donnée à ce qu’elle change réellement sur une séance.
Un mot sur la dernière ligne. Presque toutes les centrales annoncent une fonction verticale, et presque aucune ne remplace un appareil conçu pour cela. La semelle est lourde à tenir à bout de bras et le débit chute dès que le fer quitte l’horizontale. Pour un usage régulier sur cintre, un appareil conçu pour la verticale reste l’outil adapté.
Le temps réel d’une séance de repassage
Le gain de temps d’une centrale vapeur ne vient pas de la vitesse de passage sur le tissu, qui varie peu, mais de la suppression des temps morts. Un fer classique demande des retours en arrière sur les zones mal humidifiées et un remplissage fréquent de son petit réservoir.
Le tableau ci-dessous décompose une séance type de dix pièces, en incluant tout ce qui n’est pas du repassage proprement dit. C’est cette colonne des temps morts qui justifie ou non l’achat.
Lisez ce tableau en gardant votre propre rythme en tête. Sur dix pièces, une centrale fait gagner vingt à trente minutes. Sur trois chemises, elle en fait perdre, parce que le temps de chauffe et le rangement pèsent plus lourd que le gain de vitesse.
Le seuil de bascule se situe autour de six à huit pièces par séance. En dessous, un fer classique de qualité, sorti et rangé en quelques minutes, reste plus rapide dans les faits. C’est le conseil le moins vendeur de cette page, et il vaut mieux le lire avant d’acheter qu’après.
L’ordre d’achat et les trois paliers de budget
Le marché se lit en trois paliers, et la frontière entre eux ne passe pas par la pression. Elle passe par le système anticalcaire et par la semelle, deux postes qui décident de la durée de vie et du confort, et que les argumentaires placent loin derrière les bars.
Les fourchettes ci-dessous sont des prix constatés en 2026 en grande distribution et en ligne, hors périodes promotionnelles. Elles bougent de quinze à vingt pour cent pendant les soldes d’hiver.
Où part votre argent
Les trois paliers du rayon et ce que chaque euro supplémentaire achète
120 à 200 €
Le palier du volume modéré
Quatre à cinq bars, débit autour de 90 g/min, semelle en aluminium, anticalcaire réduit à un rinçage manuel. Correct pour une séance hebdomadaire.
200 à 350 €
Le palier familial
Réservoir amovible, débit au-dessus de 100 g/min, semelle inox ou céramique, collecteur de tartre accessible. C’est le point d’équilibre du rayon.
400 € et plus
Le palier du linge de maison
Sept à huit bars, grande autonomie, réglage automatique. Justifié par des piles de draps et de nappes, pas par la qualité du résultat sur une chemise.
220 €
le ticket d’entrée d’un modèle à réservoir amovible complet
8 ans
la durée de vie d’une machine détartrée selon les préconisations
0 €
le coût d’un pliage soigné à la sortie du sèche-linge
Passer de 150 à 250 € change l’architecture et l’entretien. Passer de 350 à 600 € ajoute surtout de la pression, utile seulement sur du linge épais.
L’ordre d’achat découle de ce graphique. Déterminez d’abord votre volume avec le tableau des temps, choisissez ensuite l’architecture, puis le système anticalcaire adapté à la dureté de votre eau. La pression vient en dernier, et seulement si votre panier contient du linge épais.
Un conseil qui ne coûte rien avant même de comparer des modèles : sortez le linge du sèche-linge dès la fin du cycle et pliez-le immédiatement. Un tee-shirt, un drap housse et une serviette traités ainsi ne demandent aucun repassage. Cela réduit votre panier hebdomadaire et déplace parfois le seuil au point de rendre l’achat inutile.
Le calcaire, première cause de mise au rebut
Une centrale vapeur transforme plusieurs litres d’eau par séance. Tout le calcium contenu dans cette eau reste dans la machine. Le dépôt se forme sur la résistance et dans la chaudière, réduit le débit, fait apparaître des projections brunes sur le linge clair, puis finit par bloquer la production de vapeur.
Trois solutions techniques cohabitent, avec des coûts et des contraintes différents. Aucune ne dispense d’un geste régulier, et c’est ce geste, plus que la marque, qui décide si votre machine tiendra trois ans ou huit.
Les trois systèmes anticalcaire du marché
Les quatre vérifications à faire avant d’acheter
- Relevez la dureté de votre eau : elle figure sur votre facture, en degrés français ou en milligrammes de carbonate par litre.
- Vérifiez le prix des consommables : une machine à cartouche coûte chaque année ce que son concurrent à collecteur ne coûte jamais.
- Regardez l’accessibilité du collecteur : un bac situé sous la machine, à retirer à deux mains, finit par ne plus être rincé.
- Évitez l’eau parfumée et l’eau d’adoucisseur : la première cuit sur la résistance, la seconde remplace le calcium par du sodium sans réduire la charge minérale.
Les gestes précis, la fréquence à respecter et la marche à suivre quand le débit a déjà chuté sont détaillés dans notre page consacrée au détartrage d’une centrale vapeur.
La semelle, les matières et le lustrage
La semelle d’une centrale monte plus haut en température que celle d’un fer classique et glisse sur un coussin de vapeur. Cette combinaison donne un rendu net sur le coton et devient risquée sur les fibres qui craignent la chaleur, en particulier quand la machine ne propose qu’un réglage unique.
Le lustrage est le défaut le plus courant : une zone brillante apparaît sur un tissu foncé, surtout sur les laines et les mélanges synthétiques. Il vient d’un appui prolongé au même endroit avec une semelle trop chaude, et il ne s’efface pas. La parade tient en un accessoire à quelques euros, la pattemouille, ou en un simple linge de coton blanc interposé.
Sur le matériau de la semelle, gardez la mesure. Inox, aluminium revêtu et céramique se comportent différemment au glissement, mais l’écart réel sur un vêtement reste faible comparé à celui du réglage de température. Les noms commerciaux déposés par chaque marque recouvrent ces trois familles et rien d’autre.
Bruit, encombrement et poste de repassage
Une centrale pèse quatre à sept kilos et occupe la place d’une grosse boîte à chaussures. Elle ne se range pas dans un tiroir et se pose rarement ailleurs que sur le repose-fer d’une planche, à condition que celle-ci soit prévue pour ce poids.
C’est le point que les acheteurs découvrent après coup : une planche d’entrée de gamme, avec un repose-fer étroit et des pieds légers, devient instable sous une centrale. Le résultat d’une machine à trois cents euros posée sur une planche à vingt-cinq euros reste médiocre, parce que la surface fuit sous l’appui.
Le poste de repassage complet
Ce qu’il faut vérifier avant de commander la machine
Un plateau non perméable renvoie la vapeur vers le vêtement, qui reste humide et doit sécher avant rangement.
Le bruit mérite aussi une mention honnête. Une machine à pompe émet un cliquetis régulier à chaque appel d’eau, audible dans une pièce calme et devant la télévision. Une cuve sous pression souffle davantage mais de façon plus continue. Ni l’un ni l’autre ne pose de problème dans une buanderie, les deux se remarquent dans un séjour ouvert.
Le bruit selon l’architecture
Une machine à pompe émet un cliquetis bref à chaque appel d’eau, toutes les vingt à trente secondes en usage soutenu. Une cuve sous pression produit un souffle plus continu au moment de la gâchette. Le premier bruit se remarque davantage parce qu’il est intermittent, le second se fait oublier plus vite. Dans une buanderie fermée, la question ne se pose pas. Dans un séjour où quelqu’un regarde un film, elle se pose vraiment.
Sécurité : pression, semelle et enfants
Une centrale combine une semelle à plus de cent cinquante degrés, un réservoir d’eau bouillante et, sur les modèles à cuve, une pression interne. Trois précautions couvrent la quasi-totalité des accidents domestiques recensés sur ce type d’appareil.
- Le bouchon de la cuve : il ne s’ouvre jamais tant que la pression n’est pas retombée, même si le remplissage semble urgent.
- Le cordon et le tuyau : maintenez-les hors du passage, ils chauffent et provoquent des chutes autour de la planche.
- Le repose-fer : posez la semelle dessus à chaque interruption, jamais à plat sur la housse ou sur un meuble.
- Le refroidissement : la machine reste chaude vingt à trente minutes après l’arrêt, plus longtemps qu’un fer classique.
- L’arrêt automatique : la fonction protège d’un oubli et devient un vrai critère dans un foyer avec de jeunes enfants.
Un point supplémentaire concerne la prise. Entre 2 000 et 3 000 watts, une centrale sollicite fortement le circuit. Évitez les multiprises chargées et les rallonges enroulées sur elles-mêmes, qui chauffent sous cette puissance.
Huit erreurs qui abîment le linge ou la machine
- Choisir sur la pression en bars : au-delà de cinq, la différence ne se voit que sur les tissus épais et les piles de linge.
- Comparer les coups de pression : ce chiffre décrit une bouffée de quelques secondes, pas la vapeur de la séance.
- Ignorer l’architecture de la chaudière : elle décide du temps de chauffe et de la possibilité de remplir sans couper.
- Sauter le rinçage ou le collecteur : l’entartrage est la première cause de mise au rebut de ces machines.
- Utiliser une eau parfumée pour fer : les additifs cuisent sur la résistance et bouchent les orifices de la semelle.
- Poser une centrale sur une planche légère : la surface fuit sous l’appui et le résultat s’en ressent.
- Laisser la semelle en contact sur une laine : le lustrage apparaît en quelques secondes et ne s’efface pas.
- Ranger la machine avec de l’eau dans la chaudière : le dépôt durcit au fond et devient difficile à dissoudre.
Une neuvième erreur coûte plus cher que les autres : acheter une centrale pour un panier de trois ou quatre pièces par semaine. Le temps de chauffe, le rangement et l’entretien annulent le gain de vitesse, et un bon fer classique fait le travail en moins de temps total.
Verdict : par où commencer
Le silo entier se résume à une question de volume et de nature du linge. Voici les trois profils qui couvrent la quasi-totalité des situations, avec la dépense à éviter.
Une séance hebdomadaire de huit à quinze pièces
C’est le cas le plus fréquent, et celui où la centrale à réservoir amovible prend tout son sens. Visez un débit continu au-dessus de 100 grammes par minute, une semelle inox ou céramique, et un collecteur de tartre facile d’accès. Le budget se situe entre deux cents et trois cent cinquante euros. Au-dessus, vous payez de la pression que votre linge n’utilisera pas.
Beaucoup de linge de maison
Draps, nappes, serviettes et housses justifient la haute pression et la grande autonomie. Une cuve sous pression de deux litres, six à huit bars, devient rentable dès que les séances dépassent une heure et demie. Le temps de chauffe se dilue dans la durée totale, et la régularité de la vapeur se ressent sur les épaisseurs.
Petit volume et petit logement
En dessous de six pièces par séance, la centrale est un mauvais calcul. Un fer classique de qualité, avec un bon débit vapeur, reste plus rapide en temps total et se range dans un placard. Si votre gêne principale concerne les vêtements sur cintre plutôt que le linge plat, c’est un appareil de défroissage vertical qu’il vous faut, et non une centrale.
Ce qu’une centrale vapeur ne fait pas
Elle ne remplace pas un appareil de défroissage vertical. La fonction existe sur presque tous les modèles, mais la semelle est lourde à tenir en l’air et le débit chute hors de l’horizontale. Pour une penderie, c’est un dépannage, pas une méthode.
Elle ne rattrape pas un linge mal séché. Un vêtement sorti froissé et sec d’un sèche-linge demande plus de travail qu’un vêtement légèrement humide, et aucune pression ne compense cet écart.
Le geste vaut plus que la machine. Trier le panier par température croissante, commencer par les fibres délicates pendant que la semelle monte, travailler un vêtement légèrement humide et rincer la chaudière au rythme prévu font plus pour le résultat que deux bars supplémentaires. Commencez par le tableau des temps de séance plus haut, choisissez l’architecture qui correspond à votre rythme, et gardez le reste du budget pour une planche stable en 2026.
Questions fréquentes
Combien de bars faut-il pour une centrale vapeur ?
Cinq bars suffisent pour une garde-robe de chemises, de tee-shirts et de pantalons légers. La pression sert à pousser la vapeur à travers l’épaisseur du tissu, elle ne devient donc un avantage que sur les jeans, les doubles épaisseurs et les piles de linge de maison. Au-delà de six bars, le gain concerne peu de foyers.
Quelle différence entre une cuve sous pression et un réservoir amovible ?
La cuve chauffe toute sa réserve d’eau, ce qui demande cinq à huit minutes et impose de couper la machine pour la remplir. Le réservoir amovible alimente une petite chambre de chauffe par une pompe : la machine est prête en deux minutes et se remplit à tout moment sous le robinet. La cuve donne une vapeur plus régulière, le réservoir amovible supprime les interruptions.
À partir de quel volume de linge l’achat se justifie-t-il ?
Autour de six à huit pièces par séance. En dessous, le temps de chauffe, le rangement et l’entretien annulent le gain de vitesse, et un bon fer classique reste plus rapide en temps total. Au-dessus de dix pièces, une centrale fait gagner vingt à trente minutes par séance, principalement en supprimant les remplissages et les repassages en double.
Faut-il utiliser de l’eau déminéralisée ?
Cela dépend de la dureté de votre eau, indiquée sur votre facture en degrés français. En dessous de quinze, l’eau du robinet convient si vous respectez le rinçage ou le collecteur. Au-delà, un mélange à parts égales avec de l’eau déminéralisée limite le dépôt. Les eaux parfumées pour fers et l’eau d’un adoucisseur domestique sont à éviter.
D’où viennent les traces brunes sur mon linge ?
Du calcaire accumulé dans la chaudière, qui remonte par les orifices de la semelle avec la vapeur. Le rinçage ou le collecteur de tartre traite la cause, et la semelle froide se nettoie ensuite sans produit abrasif. Si les projections persistent après un détartrage complet, le dépôt est ancien et a durci au fond de la cuve.
Une centrale vapeur peut-elle défroisser sur cintre ?
En dépannage seulement. La fonction verticale existe sur presque tous les modèles, mais la semelle pèse lourd à tenir à bout de bras et le débit chute dès que le fer quitte l’horizontale. Pour un usage régulier sur penderie, un appareil conçu pour la verticale travaille mieux et fatigue beaucoup moins.
Cartouche filtrante ou collecteur de tartre ?
Le collecteur se rince et ne coûte rien dans le temps, la cartouche se remplace et représente une dépense récurrente. Vérifiez le prix et la fréquence de remplacement avant l’achat, ils varient fortement d’une marque à l’autre. Dans les deux cas, l’efficacité dépend surtout de votre régularité à faire le geste.
Combien de temps dure une centrale vapeur ?
Huit ans et plus avec un détartrage au rythme préconisé, trois à quatre ans sans entretien en région calcaire. La panne classique est toujours la même : le débit faiblit, des projections brunes apparaissent, puis la production de vapeur s’arrête. Le rinçage régulier de la chaudière est le geste qui fait toute la différence.
Quelle planche à repasser pour une centrale ?
Une planche dont le repose-fer est prévu pour cinq à sept kilos et dont le plateau est perméable, pour laisser passer la vapeur qui traverse le tissu. Une planche légère à pieds fins devient instable sous ce poids, et un plateau plein renvoie la vapeur vers le vêtement, qui reste humide et doit sécher avant rangement.
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